Ça chauffe... et ça cuit.


1891-93, Jacques Arsène d'Arsonval démontre la diathermie (échauffement de tissus soumis à des rayonnements électromagnétiques); plus couramment appelée « effet thermique ». Le domaine médical utilise toujours cette méthode pour traiter certaines tumeurs. Un exemple avec ce lien : http://www.fmcgastro.org/wp-content/uploads/file/pdf/393.pdf

Vous avez compris que la dégradation des tissus est plus rapide avec un champ électrique puissant et qu'elle est moins rapide avec un champ électrique moins puissant.

Une logique se dégage de ces constats et il est légitime de penser qu'un champ électrique de faible intensité avec une irradiation chronique aboutiraient aussi à une dégradation des tissus. C'est ce que l'on appelle « l'effet athermique ».

Mais ce raisonnement n'est pas pris en compte dans les valeurs limites d'exposition du public car le décret français n°2002-775 (issu de recommandations européenne de 1999), et toujours en vigueur, fixe ces valeurs pour une durée d'exposition de 6 minutes : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000226401

Depuis 1893, de l'eau a coulé sous les ponts... mais seuls les effets thermiques persistent malgré l'abondance de témoignages et littératures sur l'existence des effets athermiques.

Jacques Arsène d'Arsonval : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ars%C3%A8ne_d%27Arsonval#/media/File:Jacques-Ars%C3%A8ne_d%27Arsonval.jpg

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